Retour sur le voyage d’étude CATZH du 25 septembre 2018 à la découverte des zones humides des Landes de Gascogne.

 

Ce voyage était organisé dans le cadre de la CATZH et du programme régional de gestion de la trame des zones humides. Il s’adressait à tous les membres des réseaux de gestionnaires des zones humides animés par l’ADASEA du Gers : Armagnac, Astarac, Gimone, Arrats, Gers, Save…

Notre guide de la journée a été Marine HEDIARD, animatrice Natura 2000 des Barthes de l’Adour pour l’Association LANDES NATURE. Notre 1ere visite était à St-Vincent de Paul, où nous avons pu découvrir ces grands complexes de prairies humides que sont les barthes, des plaines alluviales inondables qui bordent l'Adour sur près de 80 km dans sa partie aval, et qui couvrent plus de 7400 ha dans le département des Landes. La barthe de St-Vincent de Paul, communale, est gérée collectivement par les agriculteurs qui y font pâturer bovins et chevaux en semi-liberté. Comme dans l'ensemble des Barthes, elle rencontre d’énormes problèmes d’invasion de jussie qui possède ici la particularité de se développer au sol au détriment de l'herbe ! Une plaie que ni l’arrachage, le brulage ni même les essais avec phytos n’ont réussi à enrayer. L’option choisie est donc la fauche avec collecte immédiate des jussies à une période où cette coupe permet aux graminées de reprendre le dessus. Cette année 2018 a été particulièrement difficile, les inondations de début d’été ayant encore davantage favorisé la jussie. La Barthe de Saint Vincent de Paul est également confrontée à la problématique du renouvellement des éleveurs, les locaux partant à la retraite sans reprise assurée. Pourtant, le paturage (gratuit) dans les barthes constitue une alimentation intéressante pour les troupeaux bovins et équins. Après un pique-nique pris à l’ombre des platanes en compagnie de chevaux bien curieux, nous avons visité le Marais de Saint-Yaguen, géré par la Fédération des Chasseurs des Landes. Le site a été aménagé afin de redonner toute sa place au marais que la pinède tente de reconquérir... inlassablement. Les différentes strates recèlent d’une flore spécifique créant une mosaïque riche de milieux humides sur une superficie réduite. Droséras et Piment royal s'y bousculent, tandis que les brochets viennent frayer dans les méandres du réseau hydrique alimenté par ces zones humides. Cet écrin de biodiversité de près de 10 ha est entretenu par 4 vaches, des béarnaises (Cf. photos) ainsi que des vaches marines qui se sont montrées plus discrètes. Un vacher salarié par le programme gère les animaux des 20 sites à l’année. Ces deux visites nous ont permis entre autres de comparer et d'appréhender les atouts et les contraintes existants de ces deux modes de gestion, permettant des échanges entre gestionnaires mais également avec des gestionnaires d’autres types de zones humides.

Un petit sondage des 20 gestionnaires présents dans le bus de retour a fait remonter leur satisfaction à l'issue de ce voyage d'étude : satisfaction d'avoir découvert des sites, acquis des connaissances en plantes (la Jussie notamment !) et en zone humides, avoir échangé avec d'autres types de gestionnaires et les animateurs CATZH. Du retour d'expérience et des idées à valoriser pour la gestion de leurs propres milieux humides ! Quasiment tous se sont déclarés partants pour renouveller les voyages d'étude "zones humides"!

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